Noël 2014 : Vocalys donne son traditionnel concert de Noël, comportant en première partie des chants traditionnels, et en seconde partie l'oratorio de Noël de Saint Saëns

Camille Saint Saëns

Camille Saint-Saëns, né à Paris le et mort à Alger le , est un pianiste, organiste et compositeur français de l'époque post-romantique.

Il a écrit douze opéras, dont le plus connu est Samson et Dalila (1877), de nombreux oratorios, cinq symphonies, cinq concertos pour piano, trois pour violon et deux pour violoncelle, des compositions chorales, de la musique de chambre et des pièces pittoresques, dont Le Carnaval des animaux (1886).

De plus, il occupe une place particulière dans l'histoire du septième art, puisqu'il est, en 1908, le tout premier compositeur de renom à composer une musique spécialement pour un film, L'Assassinat du duc de Guise.

(source wikipédia)

Oratorio de Noël

Camille Saint-Saëns n’a que 23 ans quand il compose cet oratorio, en 1858. La partition originale est pour 5 solistes, choeur, harpe, quatuor à cordes et orgue

Cet oratorio s'ouvre par un prélude "dans le style de Bach" qui introduit à l'histoire de Noël. Dans les autres mouvements, les solistes incarnent différents personnages tel que l'ange annonçant la naissance de Jésus et la chorale représente unemultitudes d'anges chante la gloire de Dieu.

 

            Le Prélude ouvre  un récitatif repris par le chœur dit pastores errant. Nous sommes dans la nuit de Noël,  la plaine de Bethléem résonne alors du gloria in excelsis des anges,  enveloppant  les bergers qui sont là. La voix des anges résonne de toutes parts comme autant d’échos jaillissant de la nuit. Les éclats du gloria rythment tout autant le chant des anges que le mouvement des bergers rassemblant le troupeau, pour partir dans la paix qui suit, à la rencontre de cet événement si inattendu. La tonalité est LA Majeur, tonalité de la confiance en Dieu.

 

 

 

            Vient alors le fameux  Quare fremuerunt. Il porte une lourde question, pourtant allégée par l’introduction instrumentale presque bucolique, faite de doubles croches. Mais surtout ce Quare inquiétant qui finit comme essoufflé sur un pianissimo à l’unisson, s’ouvre sur le gloria Patri si doux, dans cette tonalité de SI bémol Majeur, celle de l’amour serein et de l’espérance d’un monde meilleur. Ce gloria ouvre trente-six mesures qui seront conclues par l’orgue sur un point d’orgue, une note tenue hors du tempo, hors du temps. Nous sommes là à la fin des temps, au moment du jugement ultime. Mais notez que ce jugement n’est pas dans une tonalité dramatique ou grandiose, mais dans celle de l’espérance et de l’amour serein. 

 

La joie est alors à son comble et rejoint la terre entière, les gens les plus simples. C’est ce que nous rappelle Saint-Saëns, en laissant Bach de côté pour conclure son œuvre par des mélodies inspirées des vieux noëls français. C’est par cette simple ferveur populaire que Saint-Saëns ouvre, plus qu’il ne conclut, son oratorio en forme de louange, d’action de grâce .

(source Ethique et Sociéte.fr)

 

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